La Ligue nationale de hockey a signé un nouveau contrat de diffusion avec Rogers Communications, d'une valeur de 11 milliards de dollars canadiens sur 12 ans, débutant en 2026-2027.
Écoutez Philippe Barragan, professeur à l'Université du Québec à Montréal, exprimer des préoccupations quant aux impacts de ce contrat sur les petits marchés canadiens au micro de Philippe Cantin.
Surpris de cette nouvelle entente?
«Je suis un peu surpris. Je pensais que le marché canadien était un peu saturé. Donc quand même, c'est des chiffres intéressants pour la Ligue. Cependant, je dirais que ça rend les choses un peu plus inquiétantes pour les petits marchés canadiens, parce qu'on sait que ça nous donne une idée un peu de la demande qu'il y a pour ce type de télédiffusion. Et puis, le gros des revenus quand même, à la télévision, au hockey, c'est des revenus locaux», dit-il.
«Donc ça veut dire que ça regarde très, très bien pour Montréal, Toronto et Vancouver. C'est sûr qu'Edmonton, Ottawa, Winnipeg et Calgary vont en profiter, mais beaucoup moins qu'à Montréal. Donc on devrait s'attendre à une augmentation, si on peut dire, des inégalités de revenus à travers le Canada. On annonce déjà des plafonds salariaux de 100, 115 millions de dollars américains dans quelques années. Donc, je commence à me demander comment les petits marchés vont réussir à survivre»
Et qu'en sera-t-il des droits de télédiffusion francophone? Est-ce que RDS et TVA Sports vont tenter de faire de la surenchère ou pas? Notamment pour les droits nationaux qui comprennent les droits des séries éliminatoires
«Là, les choses pourraient changer, parce qu'objectivement, le Canadien a une bonne équipe, une équipe avec des jeunes joueurs. Donc, l'équipe devrait être bonne, devrait être concurrentielle pendant quatre, cinq, six, sept ans potentiellement. Et ça, ça rend l'attrait de l'obtention des droits nationaux avec l'accès aux séries éliminatoires plus intéressant pour une compagnie comme TVA Sports ou même pour RDS.»